Un excellent texte de Patrick Lagacé qui dit tout... ou presque!
http://blogues.cyberpresse.ca/lagace/?p=70720431
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Un blogue marginal, voila de quoi il s'agit!! Prenez-le comme bon vous semble!! Ça y'est je plonge; pour mon propre plaisir!!!... Essayons de discuter avec intelligence! Ce blogue est ouvert a tous: illettrés comme érudits, savant ou génie ... vous êtes les Bienvenus!!! Enjoy Yourself!!!!
2 commentaires:
Voilà une réponse qu'un gars a fait sur le blog de pat lagacé. Un dénomé Luc Bertrand. C'est plutôt intéressant
Les impôts fédéraux, qui ont été créés par MacKenzie King pendant la Deuxième Guerre mondiale pour financer les dépenses militaires, ne devaient être que TEMPORAIRES.
La dette fédérale s’est considérablement accrue sous les règnes Trudeau (1968-1984) et Mulroney (1984-1993) à cause, dans le premier cas, de la multiplication des ministères fédéraux suite à la décision de PET de centraliser les compétences rendues nécessaires par l’apparition des nouvelles technologies ou préoccupations de la population (transport aérien, télécommunications, énergie atomique, environnement, biotechnologies, aérospatiale, langues officielles, etc.) et des problèmes de corruption dans le second. En effet, Pierre-Elliott Trudeau, conformément à sa vision d’un Canada fort (centralisé) et uni (bilingue), a interprété les zones grises de la constitution de 1867 en sa faveur, et les provinces ne pouvaient que s’incliner, puisque les pouvoirs provinciaux sont subordonnés aux pouvoirs fédéraux. En général, les provinces anglophones n’y voyaient pas de problème, puisqu’elles se reconnaissaient dans le gouvernement central. À peu près seulement le Québec a tenté, toujours sans succès, de s’objecter à cette interprétation unilatérale pour défendre les intérêts particuliers de la majorité francophone de sa population (langue, culture, valeurs, histoire). S’il voulait limiter les dégâts, il se devait d’occuper la partie “régionale” des juridictions pour compenser les effets négatifs de l’interprétation fédérale des pouvoirs, donc de créer lui-même des ministères parallèles et sa propre fonction publique. C’est pourquoi Maurice Duplessis a emboîté le pas avec Ottawa en 1944 pour créer l’impôt sur le revenu du Québec. Parallèlement à l’augmentation de la dette fédérale entre les années 1960-1990, la dette québécoise a également fortement augmenté, d’autant plus que le gouvernement du Québec a choisi de nationaliser certaines ressources stratégiques (électricité, amiante, etc.) afin de réduire la dépendance économique des Québécois(e)s des multinationales avides de profit, et qui n’investissaient que très peu au Québec.
Le gouvernement fédéral (sous Jean Chrétien et Paul Martin) a commencé à dégager des surplus à compter du milieu des années 1990, en privatisant nombre de sociétés d’État, en fermant des bases militaires, en rationalisant les ministères, mais, surtout, en coupant dans les transferts aux provinces.
Cette situation a particulièrement affecté le Québec, une province négligée chroniquement d’investissements structurants par le fédéral, qui assumait déjà des coûts de services sociaux de plus en plus élevés, à cause du vieillissement de sa population plus rapide que partout ailleurs au Canada. Cet écart entre les coûts des charges de l’État (santé, éducation, infrastructures principalement) et les revenus provenant du fédéral a été reconnu par tous les partis politiques au Québec (commission Séguin) et appelé le “déséquilibre fiscal”.
Ce déséquilibre fiscal n’a jamais fait consensus entre les provinces et n’a jamais été reconnu par le gouvernement fédéral (sauf par Stephen Harper en 2006, uniquement par électoralisme envers le Québec), étant donné que les provinces canadiennes consacrent beaucoup moins d’argent à leurs services provinciaux, étant relativement satisfaites de ceux dispensés par le fédéral. C’est également pour cette raison qu’elles sont fortement en défaveur de la décentralisation des pouvoirs envers les provinces, craignant une augmentation des coûts et jugeant les besoins particuliers du Québec comme un “caprice”.
En somme, si le Québec est davantage endetté que la majorité des autres provinces, c’est que NOUS, les contribuables québécois, sommes contraints de payer pour DEUX systèmes d’administration publics parallèles, qui souvent se dédoublent, sinon s’opposent, alors que les Canadiens des autres provinces en paient à peu près pour UN SEUL.
C’est préférable d’avoir un gouvernement fédéral qui fait des surplus au lieu de déficits et de profiter de la valeur élevée du dollar canadien pour réduire la dette. Cependant, je trouve indécent que, depuis que les budgets fédéraux dégagent surplus par dessus surplus, et que le gouvernement soit libéral ou conservateur, ce gouvernement profite de cette nouvelle opulence pour manipuler l’opinion publique, à coups de promesses ou d’annonces opportunistes. Étant donné que seul le ministre des Finances est au courant de l’état réel des chiffres, il dispose d’un avantage incontournable sur les partis d’opposition. Il en profite d’ailleurs largement en sous-estimant les projections de revenus pour annoncer ensuite des profits ahurissants. Force est de constater que les conservateurs ont choisi d’imiter la stratégie des libéraux, donc qu’il y a entente tacite entre les deux seuls prétendants au pouvoir à Ottawa pour ne pas révéler le subterfuge.
Comme l’a souligné Paul Lafrance (”albatros_9″), nous pouvons nous réjouir de voir la part de la dette fédérale attribuable au Québec baisser également lorsqu’Ottawa choisit de rembourser cette dette. La véritable solution serait de revoir en profondeur toute la question de la fiscalité, afin que les Québécois(e)s ne paient pas plus qu’une fois un service public, qu’il soit rendu par Québec ou Ottawa, et que les besoins et finalités de ce service soient totalement conformes aux intérêts des Québécois(e)s. Or, comme ces intérêts varient selon qu’on soit fédéraliste (uniformisation selon des règles édictées par Ottawa) ou indépendantiste (règles exclusivement fixées par Québec) et que le reste du Canada ne perçoit à peu près aucune contradiction ou conflit, ce voeu ne peut que demeurer utopique. C’est pourquoi nous demeurons les Canadien(ne)s les plus taxé(e)s, au détriment de la compétitivité de notre économie.
Donc, “tbundy” et “dericcaron”, si vous voulez arrêter de nous entendre chiâler, cessez de nier la réalité: si le Québec veut assumer sa différence avec le Canada (langue, culture, histoire, valeurs, etc.), les Québécois(e)s devront trancher, une fois pour toutes, la question nationale. Nous devrons définitivement choisir lequel, du Canada ou du Québec, est NOTRE PAYS. Sinon, nous serons à peu près les seul(e)s à payer pour leur maintien en parallèle, et surtout en concurrence destructive, et constituerons les Canadien(ne)s les plus taxé(e)s et endetté(e)s. Et il faudra surtout que les deux côtés (fédéralistes et souverainistes) cessent d’user de désinformation ou de menaces pour faire progresser sa cause. Il faudrait probablement s’entendre sur les questions que les gens pourraient se poser et que les deux camps préparent des réponses, en ayant accès aux mêmes chiffres et informations.
Uley, as-tu remarqué le même phénomène sur ton blogue: les sujets sérieux soulèvent moins les passions ou le nombre de commentaires?
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